Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
d'Molshemer Zitung

Un seul lionceau vaut mieux qu'un plein panier de petits chats

3 Décembre 2014 , Rédigé par Manele

Lettre transmise aux conseillers municipaux. Ainsi et de fait, ils deviennent complice de l'opération.

Objet : Ma destitution

Réf: Conseil Municipal du 17/10/2013

Madame, Monsieur, Cher(e) Ami(e),

Depuis bientôt 12 ans, nous avons cheminé ensemble et vous m’avez élu, sur proposition du Maire, comme adjoint aux services techniques et à l’urbanisme. Dès le début de ces mandats, j’ai rencontré quelques problèmes avec les fonctionnaires du service.

Le premier de ces problèmes a été avéré moins d’un mois après mon élection, lorsqu’un employé (déjà à l’époque) à qui je faisais une objection sur sa manière de consulter les entreprises (on en choisit une qui nous fait un devis et on lui demande de nous fournir deux ou trois couvertures). Je m’en suis, à l’époque, expliqué avec lui et Monsieur Le Maire qui semblait, à ce moment, être d’accord avec ma proposition qui était :

1- le maître d’ouvrage (la ville) définit ses besoins

2- la ville consulte même par fax trois ou quatre entreprises

3- la commission ad’oc se réunit et propose son choix à M. Le Maire

Malgré les promesses et les bonnes intentions, la vie du service a continué comme si de rien n’était. J’ai essayé quelquefois, m’attirant par là-même les foudres des employés du service, de revoir le mode de consultation lorsque la ficelle devenait un peu grosse et qu’il y avait manifestement un problème. En particulier avec des couvertures de la part d’entreprises exotiques ou des consultations mono entreprises suivies de consultations complémentaires avec un délai très court en période considérée habituellement comme des périodes de congés. J’ai quand-même eu la chance de ne pas avoir à faire à des consultations entre Noël et nouvel an.

J’ai continué à vérifier autant que faire se pouvait, les consultations, les réponses aux appels d’offres, les délais, les quantités mises en œuvre et les quantités facturées. Cela m’a valu quelques surprises pouvant aller jusqu’à 30 % du montant du marché (évidemment toujours en défaveur de la ville).

Fort de cette connaissance, j’ai donc averti M. Le Directeur Général des Services de ce qui me semblait être un problème. Ce à quoi sa première réponse fut : je ne suis pas une assistante sociale puis : si tu constates un problème il faut absolument prévenir la Sous-Préfecture et le Procureur de la République !

A l’occasion d’un chantier récent, chantier estimé à plus de 4 000 000 d’€ et pour lequel la réponse des entreprises se situait aux alentours de 3 000 000 d’€, je me suis permis d’assister aux réunions de chantier et j’ai envisagé de vérifier les termes et l’application du marché.

Lorsque je trouvais, ce qui me semblait être une application aléatoire des termes du marché et que j’en informais les services, il m’a été répondu que le résultat de l’appel d’offres étant en-dessous de l’estimation votée dans le budget de la ville, il n’y avait donc aucune raison de rechercher des économies puisque la ville n’était pas lésée (?). Cette manière de voir m’a extrêmement surpris et je ne l’accepte absolument pas. Dans ce cas, ma réponse était, pourquoi pas, mais il y a des dizaines d’autres factures à payer pour des travaux non budgétés et que n’importe quelle économie, sans toutefois que l’entreprise ne soit lésée, est bonne à prendre.

Au fil de ce chantier, et en particulier dès les premières situations, j’en ai averti Monsieur Le Maire, Monsieur le Directeur Général des Services et le Monsieur le Chef du Service Technique dès le mois d’août 2010 et de décembre 2010 avec, à l’appui, des documents faisant référence aux termes des marchés signés, y compris les articles des pièces écrites non respectés.

C’est à partir de ce moment que le Chef du Service Technique a refusé de me transmettre les éléments relatifs aux marchés et que mon seul travail aurait consisté à signer bêtement et sans vérifications les éléments qui m’étaient transmis.

Or, dans une vie antérieure j’ai eu à gérer des chantiers, tant dans des marchés publics que privés et j’ai appris que le début de la sagesse réside dans le fait que, pour régler 95 % des problèmes, il suffit de savoir lire et compter.

J’ai de nouveau prévenu Monsieur Le Directeur Général ses Services des difficultés que j’avais à obtenir les éléments contractuels prévus au marché, éléments qui permettaient au maître d’ouvrage, la ville, de vérifier le suivi et le décompte des travaux.

J’ai donc réclamé ces éléments en envoyant trois lettres recommandées au bureau d’études, sans les obtenir. J’ai appris dernièrement que ces éléments existeraient mais que l’entreprise et le bureau d’études ne voulaient pas les transmettre à l’adjoint chargé du service technique.

Cette démarche, soutenue par le Directeur Général des Services et le Chef du Service Technique ainsi que d’autres éléments me font croire que le Chef du Service Technique se prend pour l’adjoint élu à Molsheim alors que c’est à Soultz-les-Bains qu’il est Maire. Démarche qui ne devrait que nous surprendre.

Fort des éléments énumérés ci-dessus et après avoir remis, le jeudi 4 juillet 2013, au Maire et aux Adjoints un exemplaire des documents joints, j’ai écrit au Procureur de la République le mardi 9 juillet 2013, comme cela m’avait été conseillé maintes fois.

Le fait de dire que je n’avais pas prévenu avant est donc un argument faux, même si, et cela est vrai, je n’ai pas donné copie de mon recours à Monsieur Le Maire le lundi 8 juillet au soir en lui disant fermement que cette lettre allait partir le lendemain.

Si la mise au placard d’un élu, Adjoint de surcroît, relève d’un comportement inadmissible, si des propos un peu verts ont été émis, cela vient peut-être de la lassitude de répéter un nombre incalculable de fois, qu’un minimum de règles régit le fonctionnement d’une Mairie et la comptabilité publique.

Pour terminer, j’ai appris que j’étais devenu un trophée pour Monsieur Guy SCHMITT, celui-ci se réjouissant d'avoir réussi à virer un expert près la cour d'appel de Colmar !

Je ne regrette absolument pas d'avoir essayé de faire en sorte que la ville de Molsheim ne paye que les travaux qu'elle a commandés et qui ont été réalisés même si cette dernière est considérée comme une ville riche, sans aucun souci financier.

Cordialement et bien à vous

Jean DUBOIS

PJ : Une liste de problèmes rencontrés sur différents chantiers

Un florilège de bons mots

Un résumé de l’aventure « chemins ruraux »

Une formation pour bidouiller un marché

Partager cet article

Commenter cet article